Tuesday, 26 August 2014

Conduire en terres étrangères, épisode Saigon


Donc voila, je vais en faire une bloguerie (blog-série) si ça continue. J'avais déjà mentionné la conduite dans l'article sur Saigon, mais je voulais préciser encore quelques petites choses.

Dans cet article, la discussion est centrée sur la façon de conduire des divers usagers de la route, des comportements généraux et des piétons.

Quand on "débarque" ici, c'est plutôt impressionnant. On a l'impression d'être dans un monde de brouhaha constant avec d’innombrables véhicules partout. Il faut même faire attention de ne pas se faire renverser sur le bord du trottoir, ou même carrément sur le trottoir.

La majorité des usagers de la route sont les scooteristes et motocyclistes. Ils sont dans la même catégorie. La principale différence entre un scooter et une moto étant que le scooter est complètement automatique, et la motocyclette est semi ou complètement manuelle. La plupart sont semi-automatiques, et ressemblent visuellement à des scooters.

La première chose que j'ai faite en arrivant à Saigon, est de m'asseoir sur le siège passager de mon ami vietnamien. Mon sac à dos était placé entre ses jambes à l'avant, et mon second sac à dos avec les choses un peu délicates, sur mon dos. Ainsi, nous avons navigué à travers les rues de Saigon, que j'ai eu l'occasion de découvrir de nuit.

La plupart des motocyclistes roulent à une vitesse moyenne de 25 à 30 km/h. Ce n'est pas très rapide, mais plus sûr. Avec le nombre de ces engins présents sur les routes, il est important d'avoir les yeux partout. On peut facilement mettre 3 à 4 scooter dans l'espace qu'utilise une voiture en roulant. Effectivement, la circulation est serrée et rapprochée.

Le peu de voitures sur les routes klaxonnent sans arrêt pour essayer de libérer le passage, ce qui arrive rarement au final. Une voiture dans une nuée de scooter, c'est comme une voiture dans un troupeau de vaches, on n'avance plus qu'à la vitesse du plus lent. Il y a des bus aussi. Il faut juste éviter de se mettre dans leur passage.

Pour conduire, c'est encore autre chose. Là il ne faut pas avoir peur, et se lancer. Mais il ne faut pas faire n'importe quoi. Si on entend un klaxon, c'est fort probablement important, et il faut donc le prendre en considération et agir en conséquence. Vite de préférence. Quand on va dans un sens pas directement suivi par le "troupeau", il est important de bien regarder partout avant d'y aller. Cela ne veut pas dire d'attendre jusqu'à ce qu'il n'y ait plus personne. Non, car ça n'arrivera probablement jamais. Il faut y aller doucement. Les autres motocyclistes feront le tour, vous passeront de près, mais sans vous toucher. Les voitures, c'est plus critique. Le mieux c'est de les éviter, mais à priori elles ne vont pas non plus vous rentrer dedans juste parce que vous leur bloquer le passage. Ça coûte cher une carrosserie sur une Mercedes.

Quand on est piéton, il faut faire attention aux signaux. Des fois il y en a, souvent il n'y en a pas. Même s'il y en a, on peut toujours traverser. Ce que j'ai testé pour vous (je n'avais pas fait attention qu'il y avait un feu piéton). Même s'il y a un feu piéton, il faut faire attention. Rien n'est jamais sûr, les véhicules pouvant arriver de tous les côtés. Aussi, j'ai appris que tourner à droite était permis aux feux rouges à Saigon. Mais ce n'est pas permis à Hanoï. Après c'est comme changer de direction avec un scooter, il suffit d'y aller doucement, et les motocyclistes vous éviteront. Évitez seulement d'être indécis. Ça peut vous tuer.

Aussi, il arrive assez fréquemment qu'on rencontre des véhicules très chargés. Parfois en hauteur, des fois en largeur et aussi en longueur. Des chaises, des sacs, des barres de métal, etc. sont monnaie courante sur un scooter. Il faut bien le transporter d'un point à l'autre.

En gros, je me réjouis d'aller voir des contrées avec moins de bruit et de véhicules.



Edition du 1er septembre: 

Et voila avec quoi je me suis baladé en ville ces derniers jours :)