Saturday, 8 March 2014

Le trajet

La Dôle
Le trajet, comme la plupart d'entre vous le savent déjà, s'est passé un peu différemment que ce que j'avais prévu. Ça a commencé avec le premier vol à Genève.
La maison à Erika et Hunter
Nous étions dans les temps lors de la première annonce du capitaine qui disait que nous allions décoller dans les 20 prochaines minutes. Mais après une longue attente, nous n'avions toujours pas décollé. Le capitaine nous a repassé une annonce un peu moins encourageante: un indicateur ne fonctionnait pas comme il fallait, un ingénieur allait passer pour le réparer. Ceci a pris un certain temps. Nous avons finalement décollé sans réparation et avec environ une heure et demi de retard.

Erika
Arrivé à Londres, j'ai dû, comme beaucoup d'autres passagers, aller voir pour changer mes plans de vols. Effectivement, mon intervalle de 1h40 n'avait pas été suffisant et j'avais raté la correspondance. Du coup, on m'a proposé un vol qui allait décoller dans les 30 minutes. J'ai accepté, puis j'ai couru pour changer de terminal. Ce vol allait à Chicago. En arrivant à l'autre terminal, j'ai dû repasser la sécurité. Forcément. Je voyais qu'il ne me restait plus que 5 minutes avant la fermeture des portes, et mon bagage à main traînait dans ce couloir à rayons X. Je demande à un des employés s'il y avait un problème, et il me répond que non. Je lui dit que mon vol est dans 5 minutes, et il me répond qu'il se demandait pourquoi je n'avais pas prévu plus de temps. Sympa le mec. Du coup il s'éloigne et me laisse encore poireauter une ou deux interminables minutes. Après cela, j'ai pu courir jusqu'au à la porte et embarquer.

Leçon de dressage avec Sarah
Là le capitaine nous annonce encore un problème technique. Mais nous ne décollons qu'avec une demi heure de retard. Ce n'est pas grave cette fois. L'intervalle est plus long à Chicago.

J'ai eu le temps de regarder 4 films, dont 2 très mauvais. Et j'ai appris que BA (British Airways) vole jusqu'à Austin depuis le 3 mars.

A Chicago, j'enclenche mon téléphone portable pour voir si Eve m'avait répondu. Elle l'avait fait, et j'ai confirmé ma nouvelle route. J'ai aussi vu que British Airways m'avait envoyé un message pour m'annoncer que le bagage n'avait pas suivi. Ok, je n'ai donc pas besoin de perdre une demi-heure supplémentaire à attendre mon sac qui ne sortirait jamais. Je suis donc directement passé à l'immigration.

Eve
L'officier d'immigration, très sympa à la façon américaine, m'a posé différentes questions sur mes intentions aux USA. Il fallait répondre précisément. Le ton n'était pas sur la plaisanterie ou le sympathique. Pas grave. J'immigre. Je cherche un comptoir BA pour m'enquérir du statut sur mon bagage. Je ne trouve qu'après avoir demandé à plusieurs personnes (dont l'officier d'immigration) dont l'un m'a laissé sortir, m'a rappelé à 3 reprises et m'a fait re-rentrer dans l'arrivée pour passagers. On me dit qu'il faudra que je voie avec United Airlines à Houston.

Eve, Erika et Neil
Je décolle, j'arrive à Houston, il est environ 23h30 et je sors assez rapidement. Je cherche le comptoir BA, mais suis vite redirigé vers le bagage claims the United Airlines. Là je me mets sur la liste d'attente et je suis assez vite pris en charge, d'autres étant reparti avant d'avoir pu parler à quelqu'un. Je parle à Amy, une très sympathique personne qui m'a beaucoup aidé. Après presque une heure avec elle et à parler avec Eve sur son téléphone, j'étais prêt à repartir. Mais n'ayant plus de crédit, il fallait que je le recharge. Malheureusement mes 45 minutes de wifi avait expiré pendant que je parlais à Amy. J'ai essayé d'acheter du crédit wifi, mais sans succès. Heureusement que dans un autre emplacement bagages (là où les bagages perdus/retrouvés sont stockés) l'on m'a gentiment laissé utiliser un ordinateur pour que je puisse recharger mon crédit Swisscom.

Après cela, je m'enquière du prix pour aller à Willis (à environ 60km de l'aéroport), et on me dit que ça coûterait environ USD 108. On me conseille de louer une voiture. Eve me conseille de prendre un chambre d'hôtel. Mais après USD 13.50 de taxi jusqu'à l'hôtel, on me dit que c'est complet. Le prix d'une chambre est de toute façon aux alentours de USD 100. Je décide alors d'en finir avec les bêtises et de prendre ce taxi pour Willis. Là je m’aperçois que je n'ai plus mon passeport. En y pensant, je l'avais eu la dernière fois dans les mains quand j'ai demandé à utiliser l'ordinateur à l'aéroport.

On retourne à l'aéroport, je récupère mon passeport et les indications de trajets pour aller à Willis, et on part. Le chauffeur est nigérien. On parle un peu. Heureusement qu'il a le GPS. On arrive à l'endroit où le GPS dit stop, je vois le panneau qui va bien, et je dis qu'il faut tourner à gauche. Un peu plus loin je vois la maison avec les lumières allumées.

Il est environ 2h30. J'ai déjà dépensé environ USD 150.

Je vois le mot sur la porte, j'entre, je monte, je bois un verre d'eau en bas, je remonte, je vais me coucher, je ne dors pas.

Il est 3h du matin.

Je dors, je me réveille.

Il est 7h du matin.

Bon allons voir dehors. Je rencontre Erika, la soeur de Hunter. Ah oui pardon. Hunter est le copain d'Eve. Elle dresse des chevaux et donne des cours aux gens.

Une belle matinée se passe, et on la termine en allant manger au Yummy-Yummy avec Eve, Erika, Betsy, Sarah et Neil (le papa d'Erika et Hunter). C'est asiatique et c'est très bon.

Après cela, nous avons pris la route avec Eve et sommes arrivés, quelques heures plus tard, à Austin, chez elle et son papa.



Un avocat d'un autre genre