Wednesday, 8 October 2014

Chaos in Laos

Si vous pouvez ne pas passer par la même route que nous, faites-le. Car il y a un certain nombre de choses peu plaisantes. Premièrement, après avoir traversé le bout de Mekong en bateau, nous avons été induit, ou presque, à donner de l'argent à la personne qui accompagnait le trajet. Il s'agit d'un trajet uniquement pour touristes. Ce n'est apparemment pas une route et une douane que les locaux utilisent beaucoup.

En arrivant à l'arrêt de bus, nous avons été pris en charge par un colérique qui insistait pour qu'on prépare de l'argent à mettre dans nos passeports pour expédier le passage à la frontière. Il s'avère que c'est une procédure qui lui aurait rempli les poches. Car à part pour la sortie du Laos, il n'y avait rien à payer (enfin le visa pour le Cambodge pour les passagers qui n'en avaient encore pas).

Donc ce type s'énervait pour qu'on lui montre nos formulaires de sortie et d'entrée (Laos et Cambodge). Il aurait été moins colérique, ç'aurait été plus probable que des gens lui donnent de l'argent. Encore, ce n'est pas sûr. De notre côté, nous avons toujours un visa business valide pour le Cambodge. De plus ils ont fait une liste avec le nombre de passagers par destination. Ils en ont faites plusieurs de ces listes. Mais à chaque fois cela ne servait strictement à rien. Rien de plus que de créer un chaos organisé.


La publicité montre toujours des grands bus avec air conditionné, mais la réalité est un poil différente. Ils ont séparé les gros bagages des gens dans un minivan, et distribué les gens dans deux autres minivans. Jusque là, tout va bien, car après une heure d'attente, au moins, nous sommes en route. La frontière est proche. Après vingt minutes de trajet, nous y sommes. Nous payons nos 20'000 Kip (CHF 2.60) par tête de pipe pour la dure tâche de poser un tampon dans un passeport.

Nous traversons la frontière et arrivons à un cabanon qui ne ressemble à rien d'autre qu'à un petit poulailler. Il s'agit de la vérification des passeports. Avant ça, certains d'entre nous ont dû remplir un formulaire de santé et certains, il paraît, ont du payer pour se faire prendre la température. Personnellement j'ai dû remplir le formulaire, mais je n'ai pas eu à payer. Mirjam n'a même pas eu besoin de remplir le formulaire.


Donc pour ceux qui voulaient un visa, il fallait qu'ils passent déjà le poste de contrôle pour aller à un cabanon un poil plus grand, qui ressemble plus à un endroit où l'on garderait des lapins. Plus tard, nous avons pu observer tout un groupe de gens ne pas comprendre où se trouvait ces postes, marcher loin sur la route et revenir. Tout ça sans avoir été admis au Cambodge. Bravo les contrôles efficaces.
Ensuite ils ont commencé à bourrer d'autres minivans de gens. Nous, allant à Kratie sur la route de Phnom Penh, avons dû attendre qu'un autre groupe de gens arrivent. Cela nous a permis d'attendre une heure de plus au moins. Mais quand nous sommes arrivés à la prochaine ville, les autres attendaient là. Au moins, nous avons eu passablement de place dans notre minivan.

Ils nous ont transvasé dans un bus un peu plus grand et nous sommes partis sur la route de Phnom Penh. La route était en fait une bande de terre avec des vallons et des petites collines. Le chauffeur slalomait parfois énergiquement sur cette route, pour éviter les obstacles fréquents. Une fois nous avons même réussi à rester bloqué dans un nid de poule. La route ressemble plus à une piste de char pour l’entraînement à la conduite de chars en Suisse (pour ceux qui connaissent).

A un moment, à l'arrière du bus, étant donné que c'était là qu'on était assis, la poussière s'est mise à rentrer par un trou dans le chassis. Heureusement que ça s'est arrêté. Même le chauffeur tout devant s'est posé des questions.

C'est comme ça que nous en sommes arrivés à faire 200 km en 10 heures.